Mardi 1er Avril
Quelques temps que j’ai lâché le clavier…
Samedi dernier, moment très touchant de communauté, de famille. Un père salésien de la communauté de Bamako est mort dans un accident de voiture impliquant toute sa communauté en retour de journée de retraite. Il a été éjecté de la voiture, partie en tonneaux à cause de l’explosion d’un pneu. Un jeune prêtre catalan, de quarante-cinq ans, très aimé dans la province, et prometteur pour l’avenir. Mais voilà, le Bon Dieu en avait besoin pour une autre mission.
C’est pour moi l’occasion de constater à quel point une province religieuse est une famille. Tous les pères étaient consternés, vraiment atterrés. On voyait bien qu’ils avaient perdu plus qu’un confrère-collègue. Ils ont perdu un frère tout court. Même s’ils n’ont jamais vécu avec lui en communauté, même s’ils ne le connaissaient finalement pas si bien que ça, ils ont été touchés profondément par sa disparition. Les chères petites sœurs salésiennes de Kara sont venu présenter leurs condoléance comme si un père d’ici était mort, et ce ne furent pendant deux jours que des souvenirs évoqués, des coups de téléphone dans tous les sens, pour comprendre comment, pour s’expliquer pourquoi. Surtout une grande compassion pour le conducteur de la voiture, responsable mais non coupable comme disait Georgina, mais qui devra vivre avec ça toute sa vie.
Je dois avouer que je ne suis quant à moi pas personnellement touché par cette disparition, mais elle me permet de mieux toucher du doigt le mystérieux et profond lien qui unit ces hommes si différents dans un même corps, et cela me fait peut être mieux comprendre l’Église…
Quelques temps que j’ai lâché le clavier…
Samedi dernier, moment très touchant de communauté, de famille. Un père salésien de la communauté de Bamako est mort dans un accident de voiture impliquant toute sa communauté en retour de journée de retraite. Il a été éjecté de la voiture, partie en tonneaux à cause de l’explosion d’un pneu. Un jeune prêtre catalan, de quarante-cinq ans, très aimé dans la province, et prometteur pour l’avenir. Mais voilà, le Bon Dieu en avait besoin pour une autre mission.
C’est pour moi l’occasion de constater à quel point une province religieuse est une famille. Tous les pères étaient consternés, vraiment atterrés. On voyait bien qu’ils avaient perdu plus qu’un confrère-collègue. Ils ont perdu un frère tout court. Même s’ils n’ont jamais vécu avec lui en communauté, même s’ils ne le connaissaient finalement pas si bien que ça, ils ont été touchés profondément par sa disparition. Les chères petites sœurs salésiennes de Kara sont venu présenter leurs condoléance comme si un père d’ici était mort, et ce ne furent pendant deux jours que des souvenirs évoqués, des coups de téléphone dans tous les sens, pour comprendre comment, pour s’expliquer pourquoi. Surtout une grande compassion pour le conducteur de la voiture, responsable mais non coupable comme disait Georgina, mais qui devra vivre avec ça toute sa vie.
Je dois avouer que je ne suis quant à moi pas personnellement touché par cette disparition, mais elle me permet de mieux toucher du doigt le mystérieux et profond lien qui unit ces hommes si différents dans un même corps, et cela me fait peut être mieux comprendre l’Église…
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